Les mythes du travail en forêt
Les mythes
du travail en forêt
Plusieurs mythes entourent le travail
en forêt. Voici quelques informations qui vous permettront d’y voir
plus clair :
On
retrouve un groupe croissant et imposant de femmes qui font leur chemin en foresterie
et qui se sont taillé une place dans ce domaine traditionnellement masculin.
Les débuts de la foresterie évoquent surtout l'image de ces bûcherons
qui abattaient des arbres dans les forêts du Québec, à une
époque où
on défrichait encore le territoire. À cette époque, les
femmes étaient absentes des chantiers. Graduellement, on est passé
de la simple exploitation des arbres à une gestion beaucoup plus globale
de la forêt. On a donc assisté à une augmentation du nombre
des professionnels de la forêt et à l'entrée des femmes
sur scène.
Depuis, les femmes sont de plus en plus présentes dans toutes
les sphères de la foresterie, qu'il s'agisse de planter des
arbres, de lutter contre les incendies, d'enseigner dans des universités
ou encore d'établir des politiques gouvernementales, pour n’en
nommer que quelques-unes.
C’est ainsi que les femmes occupent aujourd’hui une proportion
d’environ 14 % parmi les différentes professions associées
aux activités forestières au pays. Mais encore trop peu de filles
s’inscrivent dans des domaines à prédominance masculine
comme la foresterie.
Or, les jeunes femmes désirant exercer un métier traditionnellement
masculin mais qui sont aux prises avec des stéréotypes encore
trop souvent véhiculés dans notre société doivent
savoir qu’elles ont leur place dans les métiers de la forêt
et qu’elles doivent la réclamer!!
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Les
travailleurs forestiers récoltent des arbres, c’est vrai, mais
ils ont également l’obligation de s’assurer que la forêt
se régénère adéquatement suite à leur intervention.
En effet, les travaux effectués en forêt doivent se faire avec
le souci constant de protéger les jeunes arbres qui croissent naturellement
en sous-bois et en favorisant l’établissement des semences déjà
en place. Cette régénération naturelle est la mieux adaptée
au site où elle se trouve pour perpétuer une forêt de qualité.
Par contre, les travailleurs forestiers vont planter de jeunes arbres dans
certaines situations, comme pour remettre en production des territoires qui
ne se sont pas suffisamment régénérés suite à
une coupe forestière ou qui ont été perturbés par
le feu et où les semences sont insuffisantes.
Par ailleurs, les gestionnaires forestiers planifient la nouvelle forêt
à venir longtemps avant que le premier arbre ne soit coupé. Pour
ce faire, ils s’inspirent de la nature en tentant d’imiter les perturbations
qui se produisent constamment en forêt comme les feux, les épidémies
d’insectes et les grands vents qui renversent les arbres et que l’on
nomme «chablis».
Les
«coupes à blanc», aujourd’hui remplacées par
les «coupes avec protection de la régénération et
des sols» ou CPRS, constituent un exemple d’intervention forestière
qui imite la nature et sa façon de se régénérer.
En effet, dans certains types de forêts, comme c’est parfois le
cas en forêt boréale, la CPRS s’inspire des grands feux de
forêts qui y surviennent périodiquement.
La machine utilisée pour récolter
les arbres se déplace uniquement dans des sentiers bien définis,
de façon à minimiser sa trace en récoltant les arbres sans
endommager le sol et les jeunes pousses. Ces dernières, déjà
bien adaptées au terrain, constitueront une future forêt en santé!
Finalement, il importe de mentionner que lors des activités d’aménagement
forestier, les travailleurs forestiers ont le souci de ne pas récolter
plus d’arbres que ce que les écosystèmes peuvent supporter
afin de perpétuer la forêt pour les générations futures.
C’est le principe même du développement durable.
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Les
activités forestières au Québec sont encadrées par
de nombreux règlements et de nombreuses normes. Deux principes fondamentaux
appuient ces activités :
• l'aménagement forestier doit permettre de récolter un
volume constant de bois, à perpétuité, sans diminuer la
capacité de production du milieu forestier;
• l'aménagement de la forêt doit se faire en protégeant
l'ensemble des ressources du milieu forestier (la faune, les cours d’eau,
les milieux fragiles, etc.), et il doit être compatible avec les autres
activités qui s'exercent sur le territoire (camping, villégiature,
chasse et pêche, etc.).
Par ailleurs, il ne faut pas oublier que la principale raison pour laquelle
nous récoltons des arbres en forêt est de pouvoir utiliser le bois
pour de nombreux usages comme la construction de maisons, de meubles ou la fabrication
de papier. Or, le bois est un matériau écologique. Il est le seul
matériau provenant d’une ressource naturelle renouvelable. De plus,
il est aisément recyclable.
Nous sommes nombreux à recycler les journaux, à réduire
notre utilisation de sacs à provisions jetables et à composter
nos déchets. Mais nous ne réalisons peut-être pas que notre
choix de matériaux de construction peut avoir un impact beaucoup plus
important sur l’environnement. En effet, des études ont révélé
clairement que la fabrication des produits en bois est plus propre, produit
moins de rebuts et est moins énergivore que la fabrication des matériaux
concurrents.
Exemples :
- L’analyse du cycle de vie de bâtiments démontre qu’un
mur d’acier exige de 3 à 6 fois plus d’énergie
pour l’extraction des matières premières, les procédés
de fabrication et la construction qu’un mur en bois. La fabrication
du mur d’acier consomme aussi 25 fois plus d’eau et rejette de
3 à 6 fois plus de dioxyde de carbone dans l’atmosphère.
- Pour sa part, la fabrication du béton produit de
2 à 3 fois plus de dioxyde de carbone atmosphérique et 5 fois
plus de déchets que la fabrication des produits du bois.
- Quant à l’aluminium, sa production génère
8 fois plus d’émissions polluantes dans l’atmosphère
et 300 fois plus de polluants dans l’eau que la fabrication des produits
du bois. La production de revêtements d’aluminium est 5 fois plus
énergivore que celle des produits du bois.
Bref, un bâtiment construit avec une forte proportion de bois est un
bâtiment à plus faible impact sur l'environnement : moins de matières
premières épuisables prélevées et moins d'énergie
consommée pour sa fabrication = moindre impact sur l'accroissement de
l'effet de serre!
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 L’époque
où l’exploitation forestière se faisait essentiellement
avec des chevaux et le défrichage à la main est révolue.
Les professionnels de la forêt utilisent des outils de cartographie
comme le système d’information géographique (SIG) et le
système de positionnement par satellite (GPS) pour créer des images
d’écosystèmes forestiers qui peuvent servir à élaborer
des plans de gestion de la forêt. Ils se servent aussi de l’imagerie
satellitaire pour surveiller les feux de forêt et les épidémies
d’insectes notamment.
La technologie est également très présente dans les opérations
de récolte du bois depuis l’avènement de la mécanisation
en foresterie. La machinerie forestière est de plus en plus sophistiquée
et continue de se complexifier avec la venue constante de nouvelles technologies.
Ces innovations technologiques font en sorte que les opérateurs ainsi
que les jeunes qui entreprennent des études pour opérer ce type
de machine doivent être formés afin qu’ils puissent effectuer
adéquatement les différentes étapes liées à
l’opération et à l’entretien de la machinerie et de
son ordinateur.
Une
partie de la formation scolaire visant à exercer le métier d’opérateur
de machinerie forestière se fait au moyen de simulateurs informatiques,
semblables à des jeux vidéo!
Références
http://canadaforests.nrcan.gc.ca/articlesujet/88
http://www.sfmcanada.org/francais/topics-harvesting.asp
http://agriculture.gouv.fr/sections/thematiques/foret-bois/le-bois-diversite-et-qualite/le-bois-materiau/
http://www.mrnfp.gouv.qc.ca/publications/forets/enseignants/docpedagfra.pdf
http://www.canadianlumbermen.com/sustainable/environmental_benefits.php?lang=fr

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